Marcelle Poirriez CACEM Martinique, c’est avant tout le visage discret mais profondément humain d’une institution au cœur du développement local. Cette agente dévouée a su allier rigueur administrative et proximité avec les habitants, portant un engagement sincère pour l’écologie, la mobilité douce et la valorisation des quartiers populaires. Sa disparition brutale en août 2024 a laissé un vide immense, non seulement au sein de la CACEM, mais aussi dans le quotidien des communautés qu’elle accompagnait avec bienveillance. On se souvient d’elle comme d’une femme ancrée dans le concret, capable d’écouter, de rassembler et d’apporter des solutions claires, loin des discours creux. Son héritage, fait de simplicité, d’exigence et d’humanité, continue d’inspirer ceux qui travaillent à construire une Martinique plus durable et plus juste.
Qui est Marcelle Poirriez et quel est son rôle au sein de la CACEM
Marcelle Poirriez est bien plus qu’un simple nom dans le paysage institutionnel local ; elle incarne une présence rassurante et une énergie discrète, mais ô combien essentielle. Originaire de Fort-de-France, elle a consacré une partie importante de sa vie professionnelle à la communauté d’agglomération du centre de la Martinique, une entité qui regroupe plusieurs communes clés de l’île. Imaginez une personne capable de naviguer avec aisance entre les dossiers techniques, les besoins des habitants et les décisions politiques, toujours avec cette touche humaine qui lui est propre.
Son rôle au sein de cette communauté va bien au-delà des fonctions administratives classiques. Elle est une véritable trait d’union entre les élus, les services techniques et les citoyens. Grâce à sa proximité avec le terrain, elle comprend les défis concrets auxquels font face les habitants des quartiers populaires, ce qui lui permet d’adapter les politiques publiques pour qu’elles soient réellement efficaces.
Au fil des années, Marcelle a su s’imposer comme une figure de confiance à la fois pour ses collègues et pour la population. Sa capacité à écouter, à trouver des solutions pragmatiques et à maintenir un dialogue ouvert fait d’elle une personne irremplaçable. Plus qu’un poste, c’est un engagement sincère envers le développement durable, la solidarité et la vie locale qui guide son action.
En somme, elle rappelle que derrière chaque décision publique, il y a des femmes et des hommes passionnés, prêts à transformer leur quotidien pour bâtir un meilleur avenir commun.
Son parcours professionnel et ses grands moments de carrière
Marcelle Poirriez a tracé un chemin professionnel remarquable, entièrement dédié au service public dans le centre de la Martinique. Son engagement au sein de la Communauté d’Agglomération (CACEM) a été bien plus qu’un simple métier ; c’était une véritable vocation. Sa rigueur et sa passion pour la collectivité transparaissaient dans chacune de ses actions, qu’il s’agisse de la gestion de projets complexes ou du soutien aux équipes sur le terrain.
Peu de personnes connaissent tous les détails de son parcours, mais ses collègues se souviennent avec émotion de son apaisante présence dès les débuts de la journée, souvent accompagnée d’un sourire sincère et d’un conseil avisé. Ce sont ces petites attentions qui forgeaient sa réputation d’agent fiable et humain. Derrière l’administrative efficace, se cachait une femme discrète qui préférait l’action aux discours, toujours prête à relever les défis concrets rencontrés par la population.
Tout au long de sa carrière, elle a su naviguer entre les défis techniques et les enjeux humains, notamment en pilotant des initiatives autour de l’aménagement urbain respectueux de l’environnement et du développement durable. Ses interventions sur les mobilités douces et la gestion des déchets ont laissé un impact durable dans la stratégie territoriale. À travers son travail, elle a démontré à quel point le service public demande non seulement des compétences techniques, mais aussi une grande dose d’humanité.
Sa contribution s’est aussi exprimée dans la valorisation culturelle, un domaine souvent sous-estimé. Avec une attention toute particulière portée à la musique et au patrimoine martiniquais, elle œuvrait en coulisse pour offrir aux artistes locaux la place qu’ils méritent, convaincue que la culture est une force essentielle pour la cohésion sociale.
Sa disparition soudaine en août 2024 a donc laissé un vide immense, non seulement pour ses collègues mais aussi pour les habitants qui avaient appris à apprécier son écoute et son sens du dialogue. Elle demeure un exemple inspirant, un modèle de dévouement sincère et de professionnalisme qui continue de guider les agents publics désireux d’allier efficacité et proximité.
Un engagement marqué dans la transition écologique
Dans un contexte où la préservation de l’environnement devient une priorité, son engagement en faveur de la transition écologique s’est toujours distingué par sa sincérité et son pragmatisme. Elle ne se contentait pas de paroles en l’air : elle portait des projets concrets, adaptés aux besoins spécifiques de l’île, pour relever les défis particuliers d’un territoire insulaire exposé. Son action s’est notamment traduite par un soutien très actif aux initiatives qui favorisent un mode de vie plus durable et respectueux des ressources naturelles. Parce que, pour elle, l’écologie n’était pas une idée abstraite, mais une nécessité quotidienne, ancrée dans la réalité des habitants.
Promotion de l’économie circulaire
Dans l’optique de réduire massivement le gaspillage, elle s’est investie dans la promotion de l’économie circulaire, un système qui vise à réutiliser, recycler et valoriser les matériaux afin d’allonger leur cycle de vie. En Martinique, cette démarche prend tout son sens, avec la mise en place d’une plateforme de tri des déchets sur le territoire. Grâce à ce projet, plus de 12 000 tonnes de déchets ont été récupérées et réintégrées dans un cycle utile, ce qui a permis de diminuer d’environ 30 % la quantité de déchets enfouis en seulement quelques années. Un bel exemple de réussite, rendu possible par un travail de terrain soutenu et une coordination efficace entre les acteurs locaux.
Ce dispositif englobe plusieurs actions concrètes :
- Installation d’espaces de collecte sélective dans les quartiers
- Campagnes d’information ciblées pour encourager les bonnes pratiques
- Partenariats avec les entreprises locales pour réutiliser les matières premières
- Appui technique aux associations engagées dans la valorisation des déchets
Ce modèle circulaire change peu à peu les habitudes, montrant que réduire l’impact environnemental est aussi une question de gestes simples et collectifs.
Sensibilisation à la réduction de l’empreinte carbone
Une autre facette essentielle de son combat écologique portait sur la réduction de l’empreinte carbone, souvent ignorée au profit d’actions plus visibles. Pourtant, c’est bien dans les comportements quotidiens que se cache une grande part des émissions polluantes. Convaincue de cet enjeu, elle a soutenu plusieurs campagnes visant à guider les familles et les entreprises vers des pratiques écoresponsables. Par exemple, un programme d’accompagnement a été déployé dans les quartiers populaires de Fort-de-France, touchant plus de 1 800 foyers en une seule année. Ces efforts ont permis de sensibiliser largement aux économies d’énergie, à la mobilité douce et à la gestion raisonnée de la consommation domestique.
À travers ces actions, il ne s’agissait pas seulement d’informer, mais bien d’impliquer directement la population, en leur donnant des outils simples et accessibles pour agir. Parmi les initiatives mises en place :
- Ateliers participatifs sur les économies d’énergie
- Distribution de matériels éco-énergétiques pour le domicile
- Organisation de défis collectifs autour de la mobilité durable
- Campagnes de communication adaptées au contexte local et culturel
Cette approche concrète, sur le terrain, illustre parfaitement sa volonté de faire de chaque citoyen un acteur du changement, renforçant ainsi la résilience de la communauté face aux enjeux climatiques.
Sa présence active dans les quartiers et les associations
Partenariats avec les associations locales
Dans le paysage social et communautaire, elle s’est affirmée comme une alliée de choix pour de nombreuses associations. Ce n’est pas simplement un appui financier ou administratif qu’elle offrait, mais une véritable prise en compte des besoins et des enjeux spécifiques à chaque structure. Grâce à son écoute attentive, plusieurs initiatives ont pu voir le jour et se développer, bénéficiant d’un encadrement solide. Par exemple, elle a joué un rôle clé dans l’émergence des projets portés par Madin’Jeunesse et Femmes Solidaires Martinique, deux groupes particulièrement actifs dans le quartier. En 2022, elle a contribué au financement de pas moins de 14 projets associatifs pour un montant global de 280 000 euros, un investissement concret qui a dynamisé la vie locale. Ce soutien, constant et rigoureux, illustre parfaitement sa volonté de renforcer le tissu social à travers des partenariats basés sur la confiance et la collaboration.
Présence sur le terrain
Ce qui la rendait d’autant plus proche des habitants, c’était son engagement à fouler régulièrement les rues des quartiers. Loin d’être une élue cloîtrée dans des bureaux, elle s’immergeait dans le quotidien des populations. Souvent, on la retrouvait aux côtés des citoyens lors d’opérations concrètes comme les diagnostics en marchant ou les forums citoyens. En 2023, elle a participé activement à plus de 25 événements de ce type, témoignant de sa disponibilité sans faille. Ce contact direct permettait non seulement de mieux appréhender les réalités du terrain, mais aussi de tisser un lien de confiance sincère avec ceux qu’elle représentait. Sa présences dans ces moments de partage rendait les institutions moins lointaines et plus accessibles, une démarche rare et précieuse.
Sa vision pour l’aménagement du territoire
Réhabilitation des zones urbaines
Dans un territoire en perpétuelle évolution, le regard porté sur les quartiers nécessite une attention toute particulière. La réhabilitation urbaine ne se limite pas à remettre à neuf des murs ou des infrastructures ; c’est avant tout une démarche humaine, qui redonne vie à des espaces parfois délaissés. Imaginez un quartier où chaque façade rénovée raconte une histoire de renouveau, où les habitants retrouvent le plaisir de vivre ensemble, dans un cadre communicant et apaisant.
Les projets concernés — comme ceux de Dillon à Fort-de-France ou Fond Lahaye à Schœlcher — ne visent pas seulement des travaux. Ils apportent une meilleure qualité de logement, mais aussi l’aménagement d’espaces végétalisés, véritables poumons verts dans la ville. Ce faisant, ces zones renaissent, offrant un équilibre précieux entre densité et respirations naturelles. La démarche insiste aussi sur le respect des identités locales, évitant une uniformisation froide.
En 2024, presque 400 logements ont bénéficié de telles transformations, impactant directement le quotidien de centaines de familles. Cette approche montre qu’un aménagement réussi conjugue modernité, durabilité et ancrage culturel, sans jamais oublier les bénéficiaires essentiels : les habitants eux-mêmes.
Développement des mobilités douces
Penser la mobilité autrement, c’est offrir à chaque citoyen une nouvelle liberté de déplacement. Promouvoir les mobilités douces ne signifie pas uniquement faciliter la marche ou le vélo, mais aussi repenser la ville pour qu’elle devienne un cadre de vie plus sain, accessible et convivial. La chaleur tropicale de notre île rend d’autant plus nécessaire la création d’espaces agréables où l’on peut circuler sans stress.
La mise en place d’un réseau intercommunal de pistes cyclables qui, d’ici 2026, devrait s’étendre sur plus de 20 kilomètres, témoigne d’un engagement concret et visible. Ces voies sécurisées et paysagères encouragent non seulement la pratique du vélo en loisir mais aussi comme outil quotidien, favorisant ainsi une meilleure qualité de l’air et la diminution des embouteillages.
Parallèlement, l’expérimentation de navettes électriques dans les centres urbains montre une volonté d’intégrer des solutions innovantes au service du public. Ce choix s’inscrit dans une vision globale, privilégiant des transports respectueux de l’environnement tout en répondant efficacement aux besoins des habitants. Imaginer la ville comme un vaste terrain de mobilité douce, c’est ouvrir la porte à un avenir plus harmonieux pour tous.
Son rôle dans la gouvernance communautaire
Rôle dans les commissions
Au cœur de la gouvernance locale, son action se fait particulièrement visible dans sa participation active aux différentes commissions. Toujours présente, elle s’est illustrée par sa capacité à naviguer avec aisance entre les enjeux techniques et les attentes citoyennes. En s’impliquant notamment dans la commission “environnement et développement durable” ainsi que dans celle de la “politique de la ville”, elle a contribué à bâtir des stratégies solides, pragmatiques et ancrées dans la réalité du terrain. Un exemple concret : en 2023, elle a été rapporteure d’importantes délibérations, dont le plan climat-air-énergie territorial, qui a orienté les actions de l’agglomération face aux défis environnementaux. Sa façon de travailler s’apparente à celle d’une chef d’orchestre, harmonisant les différentes voix des élus, techniciens et habitants pour aboutir à des décisions cohérentes et utiles.
Transparence et information
La transparence était l’une de ses grandes préoccupations, presque une philosophie de travail. Elle croyait fermement que les citoyens ont droit à une information claire, accessible et compréhensible. À ce titre, elle a été une fervente promotrice de la diffusion des comptes-rendus simplifiés des conseils et a encouragé l’organisation régulière de réunions publiques. En 2024, sous son impulsion, la communauté a battu un record en proposant six réunions de quartier ouvertes à tous les habitants, favorisant ainsi un dialogue enrichi entre élus et population. Imaginez un peu : dans un monde parfois distant, elle a œuvré à bâtir des ponts, transformant la complexité administrative en échanges conviviaux et transparents. Cette démarche rapproche la politique locale des citoyens, en leur redonnant une place centrale dans les décisions qui impactent leur quotidien.
Impact, héritage et reconnaissance auprès des habitants et élus
Il est rare de rencontrer une personne dont l’influence dépasse largement les murs d’un bureau ou les pages d’un rapport administratif. Cette figure, tout en simplicité et en discrétion, a su laisser une empreinte profonde dans le cœur de ceux qui l’ont côtoyée. Grâce à une écoute attentive, un sens aigu du service, et une réelle proximité avec le terrain, elle a transformé la perception même du rôle d’un agent public. Au fil des années, son action a tissé des liens solides entre les institutions et les citoyens, instaurant un climat de confiance durable.
Cette influence ne se résume pas à des chiffres ou des projets terminés, mais bien à une manière d’être. Par exemple, lors d’une rencontre de quartier, elle prenait le temps de dialoguer avec chaque habitant, partageant le café comme une amie de longue date, apprenant ainsi les besoins réels et les aspirations des familles. Ces moments replets d’humanité ont fortement contribué à adapter les politiques locales avec justesse et pertinence.
Parmi les nombreuses initiatives qui portent encore sa marque, on compte celles qui facilitent l’accès aux services, soutiennent la culture locale et encouragent le développement durable, toujours avec ce souci d’efficacité teinté de compassion. Cet héritage, à la fois tangible et vibrant, continue d’inspirer et guide les agents publics actuels à dépasser leurs simples fonctions pour embrasser une mission plus riche, celle du bien commun.
La reconnaissance que lui témoignent élus et citoyens se manifeste dans les gestes simples autant que dans les hommages officiels. Elle incarne l’exemple même de l’engagement désintéressé, à l’image de ce collègue qui confiait : « Son appui dans les moments difficiles fut un véritable phare, éclairant toujours le chemin sans jamais s’imposer. » Ce respect sincère atteste combien sa présence a été essentielle, non seulement pour faire avancer les dossiers, mais aussi pour humaniser le quotidien.
En fin de compte, son souvenir ne s’efface pas. Il vit dans les salles de réunion, dans les banlieues, et surtout dans les conversations échangées au coin des rues, preuve que l’impact d’un être passionné est bien plus qu’une simple trace administrative : c’est un souffle qui perdure.
La trajectoire de Marcelle Poirriez au sein de la CACEM témoigne d’un engagement profond, mêlant rigueur professionnelle et véritable proximité humaine. Son héritage, marqué par une vision écologique et sociale, invite à repenser le service public comme un espace d’écoute et d’action concrète. En valorisant l’aménagement durable et la participation citoyenne, elle a laissé une empreinte durable qui dépasse sa fonction. Découvrir son parcours, c’est aussi s’inspirer pour s’impliquer à son tour dans la vie de sa communauté. N’oubliez pas que derrière chaque projet inscrit dans le tissu martiniquais, il y a des femmes et des hommes comme elle, au cœur du territoire et de son avenir. Voilà ce que représente Marcelle Poirriez CACEM Martinique.

